Finalement, il n'y aura pas de lendemain. Vraiment? Vraiment.
29.11.10
Gare ouverte
Finalement, il n'y aura pas de lendemain. Vraiment? Vraiment.
2.12.08
Il risque d'y avoir une fuite
15.11.08
Ivresse et sornettes sous la couette
que l'on brandit pour trêve ou utopie grivoise
Je promets jure et crache
que je ne dirai rien d'amical ni d'aimant
en ces soirées propices à la sale démesure
Je promets crache et jure
qu'il ne faut t'inquiéter du bruit entre mes bras
sans capitulation oublions la chamade
Je crache jure et promets
de déposer mon coeur sur la table de chevet
à côté des Trojan...........du sang et du foutre
6.11.08
Bricoles
bataille les cheveux
le visage en pinata
l'avenir mascara coulé
dans le béton capricorne
Des ribambelles de papier..............journaux découpés
..........................images tricotées mâchées
..............................................................sont placardés
...au soleil de ses perspectives
Quelques nouvelles
les biscuits chinois les gratte-ciels les légos
la grêle les escargots les souverains circuits
petits gâchis et péchés véniels
s'emboîtent dans sa tête sans ambages
On m'a tendu un baton de bois
pour que de sa binette émane
une odeur de Daishowa
Parmi les gravats j'en suis
à déchirer les pancartes du bonheur
à dérailler les trains qui restent
à rapailler la connerie amoncelée
à faire la une de la Presse
Je trace une ligne entre mes seins
m'ouvre le thorax y trempe un doigt
puis bricole une maison postiche
pour le petit moi qui n'a plus de toit
10.10.08
Halte, capitaine!
Les bras croisés, proche de Bréboeuf, sur Laurier. L'air d'un capitaine. Le visage osseux. Probablement des années de guerre. Me suis arrêté. Il guettait le coin de la ruelle. Fallait bien lui porter attention à ce captain. Alors avant qu'il n'use de son sifflet, je l'ai moi-même sifflé. Un p'tit air tout doux. Y'avait l'air perplexe. N'a pas bougé d'un poil. Je lui ai dit qu'il me faisait penser aux para-militaires du Mexique, ceux qui se camouflaient dans la jungle pour nous faire badtripper solide sur notre trip de champignons. Je lui ai demandé si son coin de ruelle recelait de trésors cachés. Encore une fois, il était raide comme une brique. Fixait le lointain. J'ai fait: merde, tu m'intrigues! Je voulais vraiment savoir la raison de sa présence, l'équation du 2 + 2. Il m'aidait pas avec son air stoïque, fallait que je trouve tout toute seule. Pas juste. J'ai donc suivi son regard. Y'avait une dame assise sur sa terrasse au premier étage. Timidement, je me suis approchée. Elle brodait des cartes de souhaits. Celles qui étaient terminées volaient au vent sur une corde à linge. J'ai pris la plus belle ou y étaient brodées des spirales de papier. J'ai sorti mon crayon de bois et j'ai griffonné: "Quelqu'un vous a à l'oeil. Vous êtes chanceuse." Je lui ai redonné la carte avec le dernier cinq piasses chiffonné au fond de ma poche. Quand je suis partie, j'ai fait un clin d'oeil au capitaine.
Bien entendu, il a fait semblant de ne pas m'avoir vu.
le captain blasté